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 LD Alpe d'Huez

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Sophie

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Nombre de messages : 27
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Localisation : Douai
Date d'inscription : 12/07/2007

MessageSujet: LD Alpe d'Huez   Ven 17 Aoû 2007 - 19:15

Salut les amis !
J'espère que vous avez passé de bonnes vacances, pour ceux qui en ont pris. Nous, on est rentrés hier, snif Crying or Very sad . Après 1 mois de vélo en montagne et des cols jusqu'à 2750 m, ça va faire drôle de rouler au lilieu des champs tout plats Rolling Eyes .
Bon, pour vous faire partager un peu nos souvenirs, je vous met le compte-rendu du triathlon LD de l'Alpe d'Huez, que Jean devrait mettre sur le blog d'ici peu:

Triathlon LD de l’Alpe d’Huez

Comme l’an dernier, Thierry et moi avions décidé de passer le début de nos vacances au pied de l’Alpe d’Huez, avec comme objectif le triathlon du même nom, format LD. Mais contrairement à l’an dernier, il n’y eut pas de chute à déplorer à vélo, et nous avons donc pu en profiter pleinement et enchaîner quelques belles sorties avant l’épreuve du 1er août.
Au menu : 2,2 km de natation – 115 km de vélo – 22 km de course à pied. Mais surtout, près de 3 000 m de dénivelé à vélo, avec un départ à 750 m d’altitude au lac du Verney, et une arrivée à … 1 850 m, au sommet de l’Alpe d’Huez.

Tout d’abord, les 380 triathlètes au départ se sont élancés à 9h30 dans le magnifique lac du Verney. Eau limpide, décor de montagne somptueux, mais température bien basse : 16 ° nous a-t-on dit, mais on a trouvé ça bien optimiste ! À la sortie, on était un peu congelés mais le soleil qui commençait déjà à cogner aura vite fait de nous réchauffer (avant de nous cuire !).
Commence ensuite la partie vélo. Au total, 3 cols à enchaîner : le col de la Morte (!), soit 15 km de montée difficile mais régulière à près de 7 % de moyenne, heureusement à l’ombre. Puis la descente et l’ascension du col d’Ornon, long de 22 km, avec une première partie peu pentue mais irrégulière, et les 4 derniers km plus raides et en plein cagnard. Enfin, après la descente et environ 5 km de plat en passant par Boug d’Oisans, la fameuse montée de l’Alpe d’Huez, après 100 km de vélo. Les deux premiers cols avaient déjà laissé quelques traces, mais c’est au pied de l’Alpe que les ennuis ont vraiment commencé pour beaucoup de triathlètes !

La montée est entièrement au soleil. Le compteur du vélo indique 34° et, malheureusement, il n’y a pas un souffle de vent dans la première moitié de l’ascension. Dès les premières rampes, (à plus de 10 % de moyenne sur les 3 premiers km), on croise des coureurs qui mettent pied à terre. Au ravitaillement, on se presse à la fontaine pour s’asperger et changer l’eau des bidons, qui chauffe rapidement. Pour ma part, je tiens le coup jusqu’au 1er ravito à La Garde, soit 3 km. Puis, entre La Garde et Huez, au 8ème km, je mettrai pied à terre 3 fois. J’ai bien cru que je n’arriverai jamais au sommet ! Heureusement, après Huez, une légère brise se fait sentir et la température descend quelque peu avec l’altitude, ce qui me permet de finir les 6 derniers km, doucement mais sans m’arrêter. J’arrive là-haut après 7h50 de course…

De son côté, Thierry galère également dans la montée de l’Alpe, après avoir eu chaud déjà sur la fin du Col d’Ornon, également en plein soleil. À La Garde, il met carrément la tête sous la fontaine sans même enlever le casque, au grand étonnement des badauds ! Le coup de chaud n’est pas loin, mais malgré plusieurs arrêts non prévus au programme, il arrive lui aussi au parc de transition où il reçoit une ovation impressionnante, car il est à ce moment le dernier de la course. Enfin, le dernier de ceux qui n’ont pas encore abandonné, car à ce stade 90 triathlètes environ ont arrêté la course. Bien que mal en point, les encouragements du public et du speaker le poussent à partir à pied.

Commence alors la 3ème épreuve du jour : 22 km de course à pied en 3 tours, avec 150 m de dénivelé à chaque boucle. Le paysage est époustouflant lorsque l’on s’éloigne de la station pour aller vers le col de Sarenne, avec vue sur les sommets et glaciers alentour. « Un paysage à vous couper le souffle », comme le dit la brochure, car nous sommes entre 1850 et 2000 m d’altitude et il n’y a presque jamais de portion plane. Pour ma part, je tente de courir au début, mais dès la première montée arrivent les premières crampes, qui m’obligent à marcher. Ce sera ainsi durant toute la course, qui se transforme en une longue randonnée pédestre, alternant course lente dans les descentes et sur le « plat », et marche dans les montées. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on ne se sent pas seul : je n’ai jamais vu tant de triathlètes marcher sur une course à pied ! Alors on discute, on s’encourage, on échange avec les bénévoles aux ravitos. L’ambiance est extra et, à chaque passage sur le site d’arrivée, on est copieusement encouragé et remotivé. Chaque arrivant est chaleureusement applaudi et son nom cité par le speaker. Le dernier se verra même accueillir, vers 21h15, par Cyrille Neveu et les vainqueurs homme et femme du triathlon : Reynaldo Collucci (en 6h) et Chrissie Wellington (en 6h43). Une attention fort sympathique, qui résume bien l’esprit de l’épreuve.

Thierry, de son côté, boucle son premier tour en alternant marche et course lente, comme moi, mais se sent de plus en plus mal à l’entame du second tour. Après avoir eu très chaud dans la montée de l’Alpe, il commence à avoir froid et à ne plus marcher très droit … Craignant d’avoir un malaise alors que le parcours à pied commence à se vider, il décide à regret d’arrêter les frais au bout de 10h15 de course et de rentrer au parc. C’est toujours dur d’abandonner, mais parfois on n’a plus le choix. Résultat : il va forcément falloir qu’on y retourne l’an prochain ! Et on aimerait bien y retourner en bande, tant qu’à faire…

Au final, seuls 247 triathlètes sur 380 franchissent la ligne d’arrivée. J’y parviens finalement après 11h04 d’effort, en 238ème position. Ce fut une épreuve magnifique, très exigeante mais aussi très bien organisée, avec un souci constant du bien-être des athlètes et de leur sécurité, du premier au dernier. À l’arrivée, nous avons eu droit à un buffet froid digne d’un banquet et à un plat chaud. Contrairement à ce que l’on voit parfois, le buffet restait aussi fourni qu’au début pour les derniers concurrents. Dans le parc de transition, en allant chercher nos affaires, on a même croisé Cyrille Neveu avec qui on a pu discuter brièvement. Il aura été présent sur tous les fronts et totalement disponible pour les athlètes pendant toute cette semaine de triathlon, où se sont succédés un sprint, un long, un CD et des triathlons et aquathlons enfants. Pour ceux qui aiment la montagne et les parcours exceptionnels, c’est une épreuve à faire absolument. Mais aussi à préparer spécifiquement, à la hauteur de la difficulté proposée.
Avis aux amateurs pour 2008 !

Sophie
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